Guadalajara

Une année universitaire au Méxique

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Vendredi 13 août 2010 5 13 /08 /Août /2010 22:40

 

Vendredi 13 Août

 

C'est une ville étrange. Les gens parles une langue étrange aussi. J'ai retiré de l'argent au guichet, acheté un billet de bus pour sortir de l'aéroport et rejoindre la ville. On m'a dit de me presser, que le bus allait partir, hop les valises dans un coin et on est parti. Les sourires des voyageurs. Que représente cette ville pour eux? Des retrouvailles, un voyage prévu de longue date? Des japonais plaisantent derrière moi. Devant moi une petite fille raconte une drôle d'histoire à son père, il l'écoute attentivement. Je crois qu'il parle italien. Le bus avance à toute vitesse sur l'autoroute. C'est une drôle de pays je vous dis. Les voitures sont toutes petites, rapides, neuves ou presque, elles n'ont pas plus de dix ans, et dans ce bus il y a un compartiment pour les bagages et les sièges sont rembourrés. Les rues défilent, il y a des gens de toutes les couleurs et il n'y a pas de trous sur les trottoirs. Une drôle de ville.

L'Opéra, ma cousine, beaucoup de touristes, une terrasse de café. Quelle heure est-il? Quelqu'un peut me le dire? Peu importe, même l'heure est étrange ici. Quelqu'un m'a volé sept heures d'un coup, comme ça sans prévenir. C'est une drôle de ville et ces rues je les ai déjà parcouru, en été, il y a un an. C'est une vraie terrasse de comme il y en à Paris. Des vrais prix comme à Paris aussi. On s'assoie, mes valises sont encombrantes. Le serveur aussi est étrange, dans sa drôle de langue il me dit « bonsoir » alors que je viens de prendre mon petit déjeuné dans l'avion. Un énorme avion. On est parti sous la pluie, la vrai pluie d'été qui tombe chaque soir à heure fixe. Et maintenant il disent ici qu'il est tard mais il n'a toujours pas plut. Moi je vous le dis, c'est vraiment une drôle de ville.

Par Maëlloutsa
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Jeudi 12 août 2010 4 12 /08 /Août /2010 03:38

 

Mercredi 11 Août

 

voilà c'est demain. Jeudi en 12 comme on dit. Demain pour de vrai, mes affaires en bordel, on met tout dans la valise, on pèse, tout va bien. Ce soir je reverrai certains de mes amis d'ici, dans un bar ou chez moi. Je n'ai pas envie de sortir de l'appartement, et puis si j'ai envie, je ne veux pas revoir la ville, je veux la parcourir une dernière fois. Guadalajara. À une prochaine fois. J'ai fermé mon compte en banque, j'ai eu chaud une dernière fois en me promenant sur l'avenue Alcalde pour aller à la banque. Le banquier était sympa, il m'a posé les mêmes questions, celles qu'on me pose depuis un an. Toujours les mêmes. Oui on m'a bien accueilli ici, oui j'aime la nourriture mexicaine, même la sauce piquante. Oui oui. J'ai été imprimer mon billet d'avion. J'ai été à la boutique du coin, celle de tout les jour pour acheter une bouteille d'eau. J'ai dit au type que demain je partais. Bon voyage. Maintenant je me dis qu'il faudrait que je retourne à la boutique pour acheter de quoi faire un sandwich. À l'Oxxo j'ai acheté des gâteaux à la confiture de lait. Un peu de saveur d'Amérique Latine empaquetée. Maintenant il faut finir les bagages. Je suis contente et triste. Triste et contente. J'ai été à la plage, deux jours, je suis revenue cette nuit. L'aller a été terrible. Revoir les montagnes et les plantations d'agaves. J'ai un peu pleuré. J'ai pensé que par la fenêtre du train pour Nantes il n'y aura pas de montagnes, pas de brouillard, pas de virages, pas de chaleur humide non plus en arrivant sur la côte. Un dernier bain dans cet océan là. L'eau tiède. Maintenant il faut tout emballer et partir. Almendra m'accompagnera à l'aéroport. Je ne sais pas quand je la reverrai. Et puis vendredi ma cousine m'attendra sur les marches de l'opéra de Paris. J'aurai mes livres et mes souvenirs emballés dans une valise et sur des clés USB. Je ne sais pas, je ne sais pas ce que ça fait de revoir Paris, la France après un an en dessous du tropique du cancer. On dit qu'Angers a beaucoup changé à cause du tramway. Maintenant il faut tout emballer et partir.

Par Maëlloutsa
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Jeudi 5 août 2010 4 05 /08 /Août /2010 03:34

San Cristobal de las Casas, Chiapas.

 

Depuis Mazunte nous avons pris un bus pour San Cristobal. Juan nous a quitté, Claudio, l’italien le remplace. Son frère vit depuis des années au Chiapas. Engagé politiquement au Chiapas, il mène une vie assez risquée. Nous logeons chez lui quelques jours. Nous en apprenons beaucoup sur le mouvement zapatiste, les villages autonomes, les abus du pouvoir, l’armée, les paramilitaires qui font le sale boulot, celui que ne peut pas faire le gouvernement officiel. Ils nous parlent de leurs amis prisonniers politiques, séquestrés, tués, disparus. De cet italien qui vivait à Guadalajara et qui a été déporté pour avoir participé à une manif, des conditions dans lesquelles lui et ses amis ont été arrêtés, des étrangers qui ce trouvaient là, à Mexico, dans la prison pour étrangers. 600 expulsions par jour rien que pour la ville de Mexico. Pour chaque centraméricain expulsé le gouvernement mexicain reçoit de l’argent de la part des Etats-Unis. Il y avait de tout, des européens, des pakistanais, des chinois. Ceux qui y étaient depuis deux jours, et puis un espagnol qui y avait déjà passé quatre ans. Punition de notre ami pour avoir participé à une manif : trois ans d’interdiction d’entrée sur le territoire mexicain.

 

A suivre…

 

Je suis maintenant de retour à Mexico et demain je serai à Guadalajara. J-7.

Par Maëlloutsa
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Lundi 26 juillet 2010 1 26 /07 /Juil /2010 00:06

Nous quittons Oaxaca dans la nuit, prenons un bus, un vieux, dans une vieille gare où les vendeurs qui viennent des villages voisins dorment sur le sol. Les filles ont peur: " Il faut marcher grouper, Maelle grouille-toi!". Je ne comprends pas bien leur peur, je crois qu'il y a un an moi aussi j'avais peur et je prenais mes précautions, peut-être un peu trop. Passons.

Nous voyageons de nuit, et il vaut mieux dormir ou faire semblant pour ne pas voir que le chauffeur ne ralenti pas dans les virages.  Nous roulons et ne voyons que la route, parfois quelques lumières au loin, puis, vers 3 heures du matin on s'arrête. Pause toilettes. On est là, en arrêt quelque part au Mexique sur le bord d'une route. Je veux arriver á destination et dormir enfin! A Pochutla nous reprenons un bus, puis un taxi pour arriver á l'hôtel indiqué par d'autres voyageurs. ea paysage se fait plus plat, l'air plus humide, il est 6 heures du matin et nous avons chaud, nos vêtements nous collent á la peau. Étrange climat.  Nous passons donc 3 nuits á Puerto Escondido, paradis des surfeurs (donc la baignade n'est pas recommandée), où vraiment il est difficile de décoller du hamac. D'ailleurs il y a des hamacs partout. Paysage de film, toit en palmes, palmiers, cocos, maillot-de-bain et coups de soleil... ce séjour est une sieste longue-durée. Mes compagnes sont drôles, je me suis enfin réhabituée á leur accent péninsulaire. Nous formons une famille de nénettes joyeuses, elles viennent de Pampelune et Barcelone, j'ai dans la bouche le langage de gens de Guadalajara, chacune sa façon de parler, c'est parfois comique. Surtout quand María ou Raquel sont fatiguées et parlent en catalan sans le vouloir. L'hôtel est splendide et peu couteux, les propriétaires sont de Slovénie et sympathiques. Il y a aussi une famille de chats qui grimpent sur les tables, la cuisine est en plein air, les gens  marchent doucement, il semble que s'installer ici serait comme prendre des vacances pour l'éternité. Ils sont nombreux les européens ici, un jour ils ont tout quitté, et sont venu ici, sur la côte mexicaine, installer un petit hôtel plus ou moins miteux pour voyageurs et ne comptent pas revenir. Ils vivent tranquillement, se sont incorporés au paysage, leur peau est bronzée á tout jamais. Ils vivent dans une bulle, au bord du continent américain, là où on arrive que par de petits chemins de terre où par bateau. Changer le monde c'est fatigant, il vaut mieux s'en éloigner et l'oublier. Je les envie un peu, ils sont á la fois courageux et poltrons, ou entre les deux. Je ne supporte pas ce monde je me barre. J'aurais terriblement honte de faire ca.

Lagune de Chacahua.

Ballade en barque, crocos, oiseaux, village de pêcheur, population noire. Photos á venir.

Mazunte

Nous avons changé de plage. La famille c'est agrandi, maintenant Juan, autrichien, voyage avec nous.

Cette fois-ci l'hôtel n'est pas terrible mais très économique et l'ambiance sympathique. Enfin au début, avant qu’ils mettent de la musique techno á plein volume jusqu'á une heure très tardive. Avant qu'on se rende compte qu'il n'y a pas d'eau, qu'il est impossible de se doucher et qu'on est plein de sable, avant que l'odeur des toillettes ne deviennent insupportable et qu'en plus deux d'entre nous tombent malades á en vomir leurs boyaux. Nous changeons d'hôtel au matin.

Avant ça il y eu le couché de soleil, la pointe, la rencontre d'un voyageur italien qui s'ajoute au groupe.

Par Maëlloutsa
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Mardi 20 juillet 2010 2 20 /07 /Juil /2010 05:32

Lundi 19 juillet

 

Je suis arrivée hier á Oaxaca apres une tres courte nuit dans le bus, crevée comme jamais. J'ai parcouru les rues á la recherche dún dortoire oú me reposer un temps. J'en trouve un au bout de 15 minutes, parfait, 80 pesos, ambiance sympa, je reste! J'y retrouve la fille australienne que j'avais rencontré á Mexico. On me trouve un lit, je m'y écroule! Ensuite il y eu la visite de la ville avec une japonaise exentrique,  puis la rencontre au detour d'une rue avec Julia, une allemande qui voyage seule elle aussi: On remarquera qu'il est enfait impossible devoyager seul, on rencontre toujours quelqu'un!

Cette ville m'absorbe littéralement, les gens, les touristes, les indigenes. Coment je vais faire pour partir d'ici?

Et puis en soirée jetombe sur un groupe d'espagnoles qui cherchent oú passer la nuit. Je les embarque á lotel, elles veulent visiter le mëme village que moi, parfait!

Et aujourd'hui nous sommes allées á Hierve el agua ensemble: Paysages á couper le souffle. Puis au retour dans le bus, j'ai eu l'occasion de discuter avec une indienne Zapotec qui ppartait pour Oaxaca vendre desfleurs. Elle parlait assz peu l'espagnol, et me demandait si l'Espagne était pres de la France. Ellen'a jamais été plus loin que Oaxaca. Et ce soir comme il n'y a pas de bus pour retourner au village elles dormiront ( elle et les autres zapotec qui sont dans le bus) sur le sol de la gare routiere. En partant je lui demande oú elles s'installeront pour vendre, et promets d'aller les voir. Malheureusement il pleut á plein temps. Je ne sais pas si ce sera possible.

Et maintenant en verifiant mes mails je vois qu'un de mes contacts de Oaxaca m'invite 'a aller au Marché demain, il sait que je cherche á rencontrer les migrants, et ils se trouvent que beaucoup de vendeurs sont péruviens sans-papiers. Ceci dit tout les vendeurs á qui j'ai parlé sont de la région. On verra demain. Je crois que j'irai avec les espagnoles dans un village dans la montagne, on verra, on verra.

Autre remarque, mon oreilles n'est plus haituée a écouter de l'espagnol d'Espagne et ce soir en dinant avec elles j'ai un peu fatigué. J'avais tres envie d'etre avec des mexicains.

( c'est toujours compliqué pour moi de mettre mes photos sur le blog, il vous faudra etre patient ou taper les noms sur Google Images)

See You!

Par Maëlloutsa
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